skip to Main Content
Pérenniser Et Transmettre Son Cabinet D’avocats

Pérenniser et transmettre son cabinet d’avocats

Les cabinets d’avocats s’inscrivent dans le temps pour développer leurs activités, expertises et l’indispensable relation de confiance clients contrairement aux entrepreneurs et startuppers créateurs d’entreprises innovantes valorisées dans des temps records. Ce modèle de business développement demande aux cabinets d’avocats et d’affaires d’anticiper leur transmission avant l’âge de départ à la retraite.

Evaluation et accompagnement des cabinets d’avocats : les missions de Jurimanagement

Depuis presque 20 ans, nous accompagnons les avocats et cabinets d’avocats dans divers missions de conseil en organisation et stratégie de développement d’une part, en marketing et communication d’autre part. . Ces missions que nous comptons par centaines, nous donnent le recul nécessaire pour connaitre  et accompagner l’évolution du marché.

Pérenniser l’activité de son cabinet d’avocats doit être une préoccupation constante des avocats associés face à l’une évolution naturelle du marché sous le poids de l’évolution démographique , du cadre institutionnel, de la concurrence, du développement des structures, des choix de vie…

Avec plus de 70.000 avocats répartis dans près de 10.000 structures, une croissance moyenne de 1.500 avocats par an et la moitié des associés ayant plus de 50 ans, les cabinets d’avocats français connaissent eux aussi de réelles problématiques de transmission de leurs activités.

Les associés n’ayant pas anticipé suffisamment le moment de la transmission, se trouvent fort dépourvus lorsqu’il se voient essuyer un refus de la part du (des) collaborateur(s) qu’ils avaient pressentis.

Ces problématiques de transmission, sont exacerbées par le perpétuel débat sur la valeur patrimoniale, le poids de la concurrence et de la compétitivité, l’organisation encore balbutiante en véritable entreprises des cabinets d’avocats ou encore l’opacité des transactions dans ce secteur.

Transmettre son cabinet n’est donc pas chose aisée, d’autant plus que ce « marché » est très opaque (les cédants craignant que leur souhait de partir arrive aux oreilles de leurs clients ou, pire encore, de leurs concurrents.

Pour toutes ces raisons, ce marché peut apparaître comme déséquilibré, affichant davantage de repreneurs que de cédants. Etant moins visibles pour les raisons précitées.

Enfin, nous rencontrons un phénomène psychologique chez les cédants qui est fréquent : l’indécision quant à leur propre avenir, ne parvenant pas à se projeter dans un nouveau projet ou envisager de décrocher totalement pour prendre une retraite bien méritée.

Céder ou transmettre son cabinet d’avocats ?

La transmission des cabinets d’avocats telle que nous l’accompagnons concerne pour un tiers des cessions de cabinets dans leur globalité. Ce constat reflète la matrice de la profession qui est elle-même composée pour un tiers de cabinets individuels. En effet, la transmission globale ne peut s’entendre que dans les cas où le cabinet est constitué d’un associé unique ayant pour objectif de se retirer (de la profession ou de la vie active).

Pour le reste, il s’agit plutôt de cessions partielles ou transmissions partielles, exercées à travers des cessions de parts d’associés retrayants. Elle pose donc la question du successeur (interne et/ou externe) et des modalités de transmission.

Valorisation de son cabinet d’avocats : quels calculs ?

La valeur de la transaction est fonction de nombreux critères allant au-delà du chiffre d’affaires et du résultat qui ne constituent que l’une des méthodes de valorisation.

Les valeurs incorporelles attachées au cabinet d’avocats (marque, organisation, équipes, notoriété…) sont d’importants facteurs de pondération des valeurs patrimoniales ou de rendement. L’importance attachée par les avocats associés du cabinet à la patrimonialisation (sous forme de capitalisation) pourra également constituer un point d’attention.

La durée et la qualité de l’accompagnement du cédant sont également d’importants facteurs de succès de la transaction. Partant, son mode de rémunération dans la période de transition pourra être étudiée dans le cadre de la valorisation globale.

En tout état de cause, une cession doit faire l’objet d’un dossier de valorisation, largement étoffé.

Anticiper la cession ou la transmission de son cabinet d’avocats

Peu d’avocats se posent cette question suffisamment tôt, alors même qu’il conviendrait de l’envisager avec la plus sérieuse acuité.

Nous tenons à rappeler que l’un des principaux éléments de valorisation de la transaction sera l’âge du cédant mais également l’âge de ses clients, l’ancienneté de la relation aux clients et prescripteurs. Il va de soi dans ce débat sur la valeur que si les clients ont l’âge du cédant, le repreneur pourrait perdre une partie de la clientèle reprise.

En réalité, l’âge et les modalités du départ devraient être systématiquement prévues dans le règlement intérieur, la Charte ou le pacte d’Associés. Ceci est d’autant plus important que la majorité des transmissions se fait par voie interne (un collaborateur devenu associé, lui-même en état de repreneur). Partant, il conviendra de prévoir des mécanismes qui distingueront clairement la valeur de la clientèle cédée, de la valeur du cabinet lui-même. L’une des préoccupations constantes des jeunes associés est de ne pas avoir à payer le prix d’une clientèle qu’ils auraient contribué à développer des années durant.

Transmission et Cession des cabinets d’avocats : délais et psychologie

L’un des constats que nous pouvons faire à l’observation des transmissions, est que l’exercice du droit de présentation ne peut s’envisager dans l’urgence. Nous rencontrons beaucoup trop de cédants pressés de partir, qui envisagent de passer la main en 6 mois, ce qui ne nous paraît que très peu raisonnable et souvent source d’échec en regard de l’exercice du droit de présentation (qui devrait prendre la forme d’une collaboration dans les dossiers les plus délicats et stratégiques).

A contrario un accompagnement qui s’étale dans la durée peut être source de difficultés. Il nécessite en tout état de cause une réelle clarté sur les positions de chacun dès l’origine. Il implique également une volonté solide du cédant pour ne pas s’ingérer, sauf en qualité de collaborateur, dans les dossiers des clients qui furent les « siens » et laisser le repreneur prendre le leadership.

En conclusion, nous estimons chez Jurimanagement, qu’une transmission ou une cession permettant la pérennisation du cabinet d’avocats est un enjeu majeur pour les 2 parties permettant aux cédants de finir « en beauté » une carrière accomplie et aux acquéreurs de gagner plusieurs années de développement de clientèle et d’intégrer une équipe et un savoir-faire.

Stéphanie Chane-Waï

Consultante

Marketing et Communication

Voir plus d'infos

Close search
Panier
Back To Top